CGT et SUD : le 5 novembre toutes et tous en grève et en manifestations !

Le jeudi 5 novembre est un jour de grève nationale interprofessionnelle.
Les agent·es des services publics et les salarié·es du privé se mobiliseront pour revendiquer un service public de qualité, de meilleurs salaires et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Une mobilisation historique a démarré sous l’impulsion des lycéennes et lycéens choqué·es par leurs conditions d’études : des bâtiments inadaptés contre les fortes chaleurs et le froid, des enseignants non remplacés, une sélection à l’entrée à l’université génératrice de stress.
Ils et elles n’ont rencontré en retour qu’une répression judiciaire et policière sans précédent.

Au sein de l’Ensae et de l’Ensai, les étudiant·e·s aussi se mobilisent !
Depuis plusieurs semaines des assemblées générales ont été organisées. Malgré des tentatives d’entrave de la part de l’administration de l’Ensae générant des tensions entre les élèves et l’administration, qui vont jusqu’à des pressions sur les contrats des doctorant·e·s refusant d’enseigner en ligne, un refus de dialoguer avec d’autres personnes que les délégué·e·s et une rétention de l’information.

Or les demandes de la jeunesse rejoignent celles que nous faisons depuis longtemps pour des moyens dans les services publics. Depuis des décennies, les coupes budgétaires se succèdent et se traduisent par des suppressions d’emploi qui ne permettent pas de maintenir des conditions de travail et un niveau de service public acceptables. Les réorganisations et restructurations ne suffisent pas à masquer les pertes de postes. Les salaires gelés malgré la forte inflation rendent nos emplois peu reconnus et peu attractifs.

Le projet de budget 2027 ne répond toujours pas à ces besoins de services publics…mais il épargne encore les plus riches et les grandes entreprises : inadmissible !

À l’Insee les effectifs ont encore diminué ces dernières années, et le projet de loi de Finances pour 2027 prévoit une fois de plus des réductions d’effectifs avec 40 suppressions d’emplois !

Les salaires des agents sont en berne. Le tassement des grilles indiciaires qui fait suite à l’obligation légale d’ajuster les bas de grille au SMIC aboutit à la smicardisation des agents C et B sur le long terme.
L’augmentation du nombre d’agents contractuels rend les emplois de l’Insee de plus en plus précaires.
Par ailleurs les enquêtrices et enquêteurs sont toujours précaires et mal payé·e·s, avec en plus l’obligation de « payer pour travailler » puisque leurs frais kilométriques n’ont pas été réévalués malgré l’augmentation du coût du carburant.

Dans le même temps les agent·e·s de la Drees ont engagé une lutte contre la situation des collègues en CDD, en précarité alors qu’ils et elles occupent pour beaucoup des postes permanents. Une mobilisation se construit depuis plusieurs semaines (avec des assemblées générales, des réunions d’information, des actions locales). Une lettre ouverte signée par deux tiers du personnel (125 personnes) a été envoyée à leur directeur pour demander la CDIsation et une clarification du cadre d’emploi des agent·e·s contractuel·les.

Justice fiscale, sociale et environnementale plus que jamais
Il n’y a jamais eu autant d’argent dans notre pays : il faut répartir les richesses. Nos services publics ont besoin de moyens pour offrir des services dignes à tous les citoyens.
Augmenter les salaires, c’est nécessaire et possible.

Toutes et tous en grève le 5 novembre !

Les syndicats CGT et SUD de l’Insee