Compte rendu de la FS du 11 mars 2026 et de la rencontre du 19 mars 2026 avec le DG

Mercredi 11 mars s’est tenue une réunion de la formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail (FS SSCT) de notre direction régionale, et mercredi 19 nous avons, à sa demande, rencontré le Directeur général à Chamalières.

À ces deux occasions, nous avons exigé la mise en place de mesures d’anticipation des épisodes caniculaires afin que nous ne soyons pas, une fois encore, pris de court lorsque ces épisodes surviendront. Il est en effet de la responsabilité de l’administration d’anticiper les risques professionnels et de protéger la santé des agents.

Ces mesures impliquent entre autres que les décisions puissent être prises directement au niveau de chaque établissement, au plus près de la réalité du travail et de l’évaluation des risques ; et cela sans passer par des demandes d’autorisation auprès du Secrétariat général qui, au cours des épisodes caniculaires des dernières années, a refusé toute demande d’aménagement spécifique pour nos établissements, quand bien même ces demandes étaient formulées par le Directeur régional et la Cheffe d’établissement de Chamalières.

Vous trouverez en pièce jointe la délibération que nous avons voté le mercredi 11, incluant un courrier des élu·e·s au Directeur général, transmis par le Directeur régional le lundi 17. Lors de notre échange du mercredi 19, nous avons réitéré oralement ces demandes relatives à la prévention des risques liés aux fortes chaleurs à l’Insee (ou à tout autre événement climatique, accident industriel…).

Lors de la FS SSCT, nous avons également porté les difficultés concrètes rencontrées sur certains sites en matière de conditions de travail (notamment circulation, manutention et accès aux différents espaces de travail), la nécessité de visites de sites approfondies pour objectiver ces situations et engager des actions correctives et l’importance d’une analyse des causes des accidents du travail et maladies professionnelles (notamment chez les enquêtrices et enquêteurs) dans une logique de prévention des risques professionnels.

Lors de notre échange avec le Directeur général, nous avons également abordé son projet de moyen terme. Nous avons souligné que la dégradation des conditions de rémunération dans la Fonction publique, les baisses continues d’effectifs et les pertes répétées de missions dans nos établissements ces dernières années ne permettent pas de se projeter sereinement dans l’avenir. Nous avons également souligné que l’ambition affichée par la direction « d’aller au-devant de tous les publics » était contradictoire avec les évolutions récentes du tout distanciel décidées dans la sphère du recensement comme des enquêtes ménages (moins de contacts terrains avec les petites communes ou les enquêtés).

Par ailleurs, nous avons demandé des engagements clairs sur la pérennité de l’ensemble des établissements de l’Insee, particulièrement de ceux qui comme Chamalières ont été durement percutés par la réforme territoriale et la suppression des Sed, avec une diversité de travaux permettant à l’ensemble des agents d’y dérouler leur carrière, quelle que soit leur catégorie. Si le directeur général a réaffirmé son attachement à l’implantation territoriale de l’Insee, il n’a pas formulé d’engagement explicite en ce sens. Il a toutefois évoqué la possibilité de réfléchir à de nouvelles missions nationales s’appuyant sur le réseau des établissements.

Nous avons également demandé que Chamalières puisse accueillir, comme c’était le cas par le passé, en tant que centre de concours, l’ensemble des concours de l’Insee. Le directeur général ne semblait pas avoir connaissance de la situation actuelle et a indiqué prendre note de cette réclamation.

S’agissant des enquêtrices et enquêteurs de l’Insee nous avons rappelé la surcharge des enquêteurs, particulièrement lors de ce 1er trimestre, leur inquiétude face au tirage du nouvel échantillon et face à leur avenir, la question des conditions d’attribution des véhicules électriques et les problèmes de repérage et de non prise en compte de certains temps de déplacement… L’entretien a pris fin avant que toutes les réponses puissent être apportées. Le Directeur général s’est contenté de rappeler des éléments de langage généraux : « votre métier se transforme pour répondre à ce que veulent nos concitoyens », « la remise à zéro du zonage est indispensable » « l’IA ne vous remplacera pas ».

Enfin, nous avons abordé la question de la conduite des projets immobiliers, en insistant sur la nécessité de tirer les enseignements des erreurs constatées à Lyon (absence de grande salle de réunion, espaces de bureaux ouverts inadaptés et nécessitant des réaménagements coûteux), afin qu’elles ne soient pas reproduites à Chamalières.