Motion de SUD INSEE réuni en congrès

Depuis sa création, SUD INSEE se bat contre les idées d’extrême droite, contre le fascisme et contre toutes celles ou ceux qui érigent en étendard la haine de l’autre, des immigré·e·s, des musulman·e·s, des juifs/juives, des personnes LGBTQIA+, des femmes, des personnes en situation de handicap.

SUD INSEE se bat contre celles et ceux qui prônent un pouvoir sans limite où l’autoritarisme serait la norme, la justice sociale une façade, et les libertés des exceptions.

Nous ne tolérerons aucun écart à ces valeurs au sein de notre organisation syndicale.

Combattre l’extrême droite est pour SUD INSEE une évidence.

Par essence le syndicalisme est à l’inverse de l’extrême droite. Se battre pour les services publics, pour le droit des travailleuses et des travailleurs, lutter contre toutes les oppressions et discriminations, mettre en œuvre notre solidarité internationale, c’est lutter contre l’extrême droite. C’est l’organisation de la solidarité entre toutes et tous les salarié·es.

L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurs et des travailleuses. Elle sème la division, la haine, pointe des boucs émissaires et dans le même temps vote contre l’augmentation du SMIC et se range systématiquement du côté du patronat. C’est pourquoi, à chaque élection, nous appelons à ce qu’acune voix du monde du travail ne se porte vers l’extrême droite.

Nous demandons le retrait de la loi Asile et Immigration, qui organise la précarisation, l’instabilité juridique des personnes étrangères. Nous demandons la régularisation de tous les sans papiers.

Nous condamnons la minute de silence  l’assemblée nationale à la mort d’un militant néonazi, alors qu’aucune minute de silence n’a été faite suite à la mort  de Federico Martín Aramburú assassiné par des militants d’extrême droite.

Pour SUD INSEE, c’est un basculement grave auquel nous assistons. Une inversion des valeurs fautive et qui nous donne le devoir de résister encore plus, nous syndicats, comme chaque organisation du mouvement social.

Nous résisterons pied à pied, et serons à l’offensive avec toutes celles et ceux qui partagent nos valeurs, l’impératif d’égalité, de liberté, de justice sociale, et de solidarité.

Nous continuerons à nous engager sur nos lieux de travail par notre syndicalisme au quotidien, en développant notre campagne contre l’extrême droite, et dans la construction d’initiatives les plus unitaires possible.

En tant que travailleuses/ travailleurs du système statistique public, nous refusons l’instrumentalisation de celui-ci pour alimenter les préjugés racistes ou développer des politiques de fichage selon des critères discriminatoires. 

Nous réaffirmons que nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire.

Rennes, 21 mai 2026